La révision de l'application de la Convention du CERD : Maldives. 08/25/1999.
A/54/18,paras.314-320. (Concluding Observations/Comments)

Convention Abbreviation: CERD
COMITÉ POUR L'ÉLIMINATION DE
LA DISCRIMINATION RACIALE
Cinquante-cinquième session


EXAMEN DES RAPPORTS PRÉSENTÉS PAR LES ÉTATS PARTIES
CONFORMÉMENT À L'ARTICLE 9 DE LA CONVENTION

Conclusions du Comité pour l'élimination
de la discrimination raciale


Maldives

314. À sa 1343e séance, le 9 août 1999 (voir CERD/C/ SR.1343), le Comité a examiné l’application de la Convention par les Maldives sur la base du précédent rapport de ce pays (CERD/C/203/Add.1) et de l’examen de celui-ci par le Comité (voir CERD/C/SR.944 et 950). Le Comité a noté avec regret que l’État partie ne lui avait présenté aucun rapport depuis 1992.

315. Le Comité a aussi exprimé le regret que les Maldives n’aient pas répondu à son invitation à participer à la séance et à fournir des renseignements. Il a décidé d’adresser une communication au Gouvernement des Maldives pour lui rappeler ses obligations en matière de présentation de rapport en vertu de la Convention et l’engager à reprendre dès que possible le dialogue avec le Comité.

316. Le Comité sait qu’une nouvelle Constitution est entrée en vigueur le 1er janvier 1998 qui contient des dispositions pour la protection de certains droits civils et politiques ainsi qu’économiques, sociaux et culturels. Il souhaiterait recevoir des renseignements de l’État partie à cet égard, en particulier sur les dispositions pouvant exister pour garantir l’égalité et sur la protection contre la discrimination raciale.

317. Le Comité apprécie les efforts déployés par l’État partie dans le domaine de l’éducation, qui ont abouti à un taux d’alphabétisation de 93,2 %, qui font des Maldives l’un des premiers pays d’Asie à cet égard.

318. Le Comité demande davantage de renseignements en ce qui concerne les déclarations figurant au paragraphe 1 du quatrième rapport périodique (CERD/C/203/Add.1) selon lesquelles «il n’existe ... aux Maldives aucune forme de discrimination raciale fondée sur la race ou toute autre différence dans la population», et «c’est pourquoi, aucune législation spécifique n’est nécessaire pour donner effet aux dispositions de la Convention».

319. Le Comité voudrait aussi obtenir davantage de renseignements de l’État partie sur la situation des travailleurs migrants et des étrangers, et souhaiterait savoir en particulier s’ils jouissent de la protection prévue dans la Convention.

320. Le Comité suggère que le Gouvernement des Maldives utilise l’assistance technique offerte par le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, en vue d’établir et de présenter sans délai un rapport rédigé conformément aux directives existant en la matière.


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